Real Humans, des robots androïdes au service de l’Humain

Encore une histoire d’androïde qui perturbent les Humains ? On parle de real Humans, la série suédoise sur des Humanoïdes

Les séries se suivent et semblent se ressembler. Quand j’ai lancé Better than us sur Netflix, je pensais qu’il s’agissait de la même série que celle proposée par Arte, quelques années plus tôt. La ressemblance est troublante : des humanoïdes ressemblant trait pour trait aux humains, une série venue d’un pays froid. La Russie pour Better than us, la Suède pour Real Humans. Mais en y regardant de plus près, ça n’a finalement pas tant à voir que ça. Oui, la question de la conscience et de l’humanité de ces androïdes est centrale mais pour le reste…

Real humans

Les Hubots déferlent sur la Suède

L’histoire : en Suède dans un futur indéfini mais résolument proche, les Humains sont assistés par des androïdes dans leur quotidien. Appréciés par certains, détestés par d’autres, les Hubots sont répandus à travers tout le pays. Cependant, certains semblent désormais vivre en autonomie, prenant leurs propres décisions. A la suite d’un concours de circonstance, la famille Engman hérite d’Anita, une jolie Hubot. Le père est plutôt neutre vis-à-vis de la nouvelle venue tandis. Le fils, lui, semble la trouver fort à son goût. Quant à la mère, après un rejet quasi viscéral en début d’histoire, elle va s’attacher à Anita qu’elle va traiter comme sa fille et exiger qu’on la traite comme une humaine. Pendant ce temps, des Hubots en cavale essaient de trouver une façon de vivre leur nouvelle vie en liberté.

Les Hubots dans Real Humans

Un faisceau d’intrigues

Real Humans est assez compliqué à résumer car il nous propose un faisceau d’intrigues plus ou moins parallèles. Nous avons donc la famille Engman qui vivent avec Anita, chaque membre de la famille développant un sentiment différent vis-à-vis d’elle. Nous avons également Lennart, homme âgé et père d’Inger Engman. Il possède un vieux Hubot, Odi, qui se révèle être défectueux et est remplacé par Vera, un Hubot gériatrique déguisée en vieille infirmière… Qui n’aurait pas fait tâche dans la maison de retraite cauchemardesque de Cloud Atlas. On suit également Therese et Pilar, amies d’Inger, qui sont en couple avec des Hubots. Roger, futur ex-mari de Therese qui travaille dans une usine remplie de Hubots et qui les déteste au point d’en défoncer un ou deux. Côté Hubots, nous avons les enfants de David, les Hubots libres qui rêvent de vivre une vraie vie. Notamment Flash qui ne rêve que de mariage et d’enfants. Elle se montrant étrangement réac’ quand elle se trouve face à un couple lesbien, hérésie selon elle.

Anita, un Hubot joli

Des androïdes rendus humains

Les enfants de David, parlons-en. Ce sont donc les Hubots rendus libres grâce à un logiciel développé par David Eischer, scientifique qui est allé très loin sur le sujet. On le découvrira au fur et à mesure de la série. Malheureusement décédé dans un incendie, il n’a pas pu accompagner ses Hubots. Ceux-ci sont guidés par son fils Leo puis par Niska, son Hubot assistante. Leur existence interpelle souvent les Humains qui ont du mal à accepter des Hubots sans maître, ceux-ci étant l’objet d’un rejet massif.

Les enfants de David dans Real Humans

Un racisme anti-Hubot

Le rejet est également au coeur du récit puisque plus les Hubots sont populaires, plus leur opposition grossit. Un mouvement politique voit même le jour, dénonçant leur dangerosité et le fait qu’ils privent une partie des Suédois de travail. Comme on peut le voir dans l’usine de Roger. En parallèle, dans la saison 02, un virus atteint les Hubots et les rend agressifs, obligeant leur désactivation. Evidemment, les mouvements anti-robots dans ces fictions sont souvent l’occasion de parler de racisme sans en parler avec des arguments que l’on connaît par coeur. Ils ne sont pas comme nous, ils ne sont pas aptes à intégrer notre société, ils nous volent notre travail. Et ils sont dangereux, la série commençant par les enfants de David tuant un couple hostile. Une police spéciale est d’ailleurs dédiée aux Hubots. Un duo Ove-Beatrice façon Good cop – Bad cop. Ove, plutôt indifférent vis-à-vis des Hubots qu’il trouve pratique et Beatrice, qui les hait tant qu’elle va rejoindre un groupe hostile.

Beatrice la bad cop

Les nouveaux esclaves

Pourtant, les Hubots sont plutôt les victimes dans cette histoire, soumis aux caprices des Humains. Déjà parce que corvéables à merci. C’est à partir du moment où Inger Engman s’attache à Anita qu’elle va exiger qu’on ne lui colle pas toutes les tâches domestiques sur le dos et qu’on la traite avec respect. A l’inverse, les Hubots sont victimes de sévices sexuels souvent poussés. Prostitués avec des caractéristiques précises. De type “je veux qu’elle crie plus fort quand je le frappe”, ils sont également victimes d’agressions sexuelles. Les relations de Pilar et Therese avec leurs Hubots sont également assez troublantes. Fortement sexualisées, les jeunes femmes n’hésitent pas à les traiter comme des enfants quand elles ont besoin d’avoir une conversation sérieuse. 

Les androïdes en couple

Qui est humain ?

Bref, la série nous questionne, comme beaucoup de dystopie, sur ce qui fait l’Humain. Le corps ou le libre-arbitre ? La fin de la saison 02 apportera une réponse intéressante.

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