Detroit : become human, quand les droïdes ressentent

Quand j’ai publié mon article sur Better than us, Vanille m’avait parlé sur Twitter d’un jeu vidéo, Detroit : Become Human. Basé sur une histoire similaire, il nous parle d’androïdes basculant peu à peu dans l’humanité. Mmm, une dystopie dans les jeux vidéos, mes préférées ! Oui parce que l’idée de passer du temps à vivre une dystopie à travers le média vidéoludique est follement excitant. Mais n’ayant que peu de temps à ma disposition, j’ai donc regardé des let’s play. Je suis désormais prête à vous narrer Detroit : become human. Jeu auquel j’ai furieusement envie de jouer.

Detroit : Become Human

Des droïdes à tous les coins de rue

L’’histoire se déroule en 2038, dans un Detroit envahi de droïdes au service des humains. Le jeu va nous faire suivre trois droïdes. Kara qui se retrouve bonne à tout faire dans la famille monoparentale avec un père violent et drogué. Markus qui est au service d’une sorte d’artiste très reconnu mais très peu mobile. Et Connor, un droïde policier. On commence d’ailleurs avec Connor en intervention auprès d’un droïde d’intérieur qui menace de tuer la petite fille de sa famille. Cet acte est motivé par sa détresse affective. Il a appris que ses propriétaires envisageaient de se débarrasser de lui pour un modèle plus évolué. Toute l’enquête de Connor durant le jeu va tourner autour de ça : il y a des droïdes déviants, au comportement troublant.

Kara dans Detroit : Become Human

Les droïdes déviants

Et ça va être tout l’enjeu du jeu. C’est assez difficile à raconter dans la mesure où chaque action et décision du joueur peut l’amener très loin de l’axe principal. Il existe des bonnes fins, des mauvaises fins, des moyennes… Vous trouverez tout ça sur Youtube. On va donc s’arrêter sur quelques éléments clés. Tout d’abord la volonté propre. On va croiser peu à peu des droïdes qui “détruisent” un peu leur programme. On découvre ça notamment avec Kara puisqu’à un moment du jeu, on a la possibilité de briser la commande du propriétaire pour agir de son propre chef. Les trois personnages vont donc évoluer, du froid Connor à la maternelle Kara, tandis que Markus va se retrouver plus ou moins malgré lui dans un groupe de résistance de droïde. Ce dernier va alors prendre la tête de la rébellion réclamant que les droïdes aient des droits. A vous de décider si cette lutte sera pacifiste ou non.

Detroit : become human, les droïdes entrent en résistance

La conscience des robots

On va donc retrouver la thématique classique de la conscience des robots. Ici, il n’y a pas d’ambiguité. On incarne lesdits robots donc on découvre très rapidement qu’effectivement, ils ont une certaine conscience et un relatif libre-arbitre. Et, on va le découvrir dans le récit, des sentiments amoureux. Alors que Better than us joue beaucoup sur les sentiments que l’on prête à Anissa et que Westworld nous narre le réveil de quelques uns via leurs sentiments. Detroit : Become human ne cherche pas à nous troubler là-dessus. Oui, les droïdes ont ce que l’on pourrait appeler une âme. Le récit va donc se consacrer à leur lutte pour leur survie, à leur résistance. Et c’est, je pense, le point le plus intéressant de ce récit-là. Les droïdes sont des sous-citoyens. Maltraités par les humains puisqu’ils sont agressés dans la rue par ceux qui n’ont plus de travail, sans parler de l’esclavage sexuel, ils vont demander le droit à être traités correctement. Si le comportement des humains est globalement moins dégueulasse que dans Westworld, sans doute parce que l’on joue les droïdes, ça reste toujours une façon plus moderne d’interroger l’esclavage. Comment on a pu maltraiter ceux que l’on considérait inférieurs à nous ?

Detroit : Become Human

Un jeu qui touche en plein coeur

Detroit : become human est beau. Je ne parle pas d’esthétique ou de musique, même si les deux sont époustouflants, mais l’histoire est très touchante. C’est très prenante et émouvante, notamment l’arc de Kara qui est clairement celui qui interroge le plus sur l’humanité des droïdes. Et le jeu fourmille d’innovations technologiques. Les écrans lumineux mais aussi les voitures autonomes, les drones, les magazines animés format tablette… L’univers créé est cohérent et ça fait du bien. Le jeu nous dépeint également un contexte global tendu avec une guerre qui menace en Arctique. Alors si, comme moi, vous n’avez pas le temps de jouer parce que dans la vie, faut bosser des fois, regardez des Let’s play. Moi j’ai regardé Superbrioche qui finit bien mais comme je ne connais pas les let’s players, je vous laisse choisir celui qui vous plaît le plus. 

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