Total recall ou la confusion des souvenirs

Parmi les grands classiques dystopiques des années 80-90 : Total recall ! Un film qui raconte une histoire… ou un rêve. Rien n’est sûr…

Le problème quand on veut parler d’une oeuvre qui existe sur plusieurs médias qui vont, chacun, proposer une version alternative, c’est de choisir son support. Pour Total recall, nous allons donc nous attarder sur le film de 90. Parce que Schwarzy, Verhoeven et cette esthétique géniale des films futuristes des années 80-90. Et aussi parce que j’ai pas lu le roman et que la version 2012 est une blague. C’est parti, on va sur Mars !

Total recall et la SF des années 90

S’échapper d’une vie morne

L’histoire : en 2048, l’homme a colonisé Mars, planète dirigée par une sorte de tyran. Sur Terre, on suit les pérégrinations de Douglas Quaid, individu lambda à la petite vie tranquille. Mais comme souvent dans ce type de fiction, il ne se sent pas tout à fait à sa place dans cette vie. Il fait des rêves étranges à propos de Mars et d’une femme brune. Ainsi, quand il découvre que la société Rekall propose d’implanter de faux souvenirs, il cède à la tentation. Ceci contre l’avis de sa femme et de son meilleur ami.

Schwarzenegger dans Total recall

En vrai, tout était mensonge

Et là, c’est la révélation ! Il choisit un souvenir extraordinaire donc cher où il sera agent secret sur Mars. L’opération débute, Quaid est endormi… Mais se réveille, furieux et hors de contrôle, hurlant qu’il est un agent secret et que sa couverture a été percée à jour. Le directeur de Rekall le rendort et le jète dans un taxi pour ne pas avoir de problèmes. Quaid se réveille et ne comprend pas trop ce qui lui arrive. Mais son pote Harry vient lui chercher des poux car il est allé chez Rekall. S’ensuit une bagarre ou Quaid se débarrasse de ses adversaires… à sa plus grande surprise. Toute la vie de Quaid s’effondre puisqu’en rentrant chez lui, il découvre que sa femme fait partie de la même agence qu’Harry et essaie de le tuer aussi. Quaid s’échappe de justesse.

Schwarzenegger dans Total Recall

Fouillis sci-fi

A partir de là, Quaid va nous servir de lapin blanc. Il va découvrir l’Agence, ses projets et sa mission au fur et à mesure des rencontres et découvertes. J’ai particulièrement aimé le moment où il sort une balle de ping pong lumineuse de son nez, sorte de mouchard pour que le tyran de Mars puisse le retrouver facilement. Non mais comment il pouvait respirer avec ça ? Quaid part donc sur Mars sur les pas de son lui d’antan qui lui a laissé mille indices. Mais plot twist ! Quaid va croiser le docteur de Rekall qui lui explique que tout ceci n’est qu’un songe. Il est coincé dans son souvenir fabriqué ! S’ensuivent encore mille péripéties à base de technologie extraterrestre, course poursuite, manipulations du cerveau, terraformation et radiations. 

Total recall de 1990

Est-ce la réalité ?

Totall Recall est pour le moins généreux avec ces thématiques assez récurrentes dans les fictions de science-fiction des années 80-90. Mais le film reste cohérent. Ce qui relève limite de l’exploit. Mais ce fouillis d’éléments et de scènes plus dingues les unes les autres sert le propos. A savoir : est-ce que ce que vit le personnage est la réalité ou le rêve implanté par Rekall ? On est globalement dans la même thématique que Matrix. On a du mal à percevoir dans quel niveau de réalité on navigue puisque l’on découvre différents niveaux de réalité. Ou encore Existenz… Voire the I-land mais là, c’était mal fait. Ce film me paraît résolument novateur sur la question des univers virtuels même si on ne saura pas si ce que vit Quaid est réel ou non… Une fois de plus, la technologie nous dépouille de notre âme? Trafiquant nos souvenirs, nous plongeant dans des univers alternatifs… ou pas puisqu’on ne parvient pas à deviner si tout ceci est réel ou non.

Mars dans Total Recall
C’était très rouge Mars dans les années 80-90

Un manque de subtilité dans la version 2012

Et c’est précisément là que je situe l’échec du remake de 2012. En se prenant 100% au sérieux, on ne se pose plus du niveau de réalité dans lequel on navigue. Même si la fin de la version longue te balance que, ahah, tout ça n’était qu’un rêve. Quelle fatigue.

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