Galaxy Express 999, en route pour l’immortalité

Après avoir perdu sa mère, Tetsuro prend le Galaxy Express 999 pour un voyage au bout duquel il trouvera l’immortalité. Mais à quel prix ?

Parmi mes traumatismes d’enfance, les animés tirés de l’oeuvre de Leiji Matsumoto se placent assez haut dans la liste. Genre ma mère louait régulièrement deux cassettes vidéo effroyables : La petite sirène et Princesse Millenium. Non, pas La petite sirène de Disney. Mais la version japonaise où à la fin, elle meurt. Princesse Millenium n’est pas très riant non plus. Et nous avons également Galaxy Express 999. J’ai un vague souvenir d’un épisode où à la fin, le train quitte Mars en abandonnant un vieux qui va mourir. J’ai vraiment eu une enfance joyeuse grâce à la télé. Mais il y a plus à dire sur Galaxy Express 999 car… oui, c’est une dystopie.

Galaxy Express 999

Embarquez à bord du Galaxy Express 999

Alors, l’histoire. Tetsuro est un jeune terrien qui voit sa mère être abattue par un androïde, le comte Mécanique. Malheureux, il décide de fuir pour la Planète Andromède où il pourra obtenir un corps androïde et devenir immortel. Le voyage est trop onéreux mais il rencontre Maetel, une mystérieuse jeune femme avec qui il va voyager à travers l’espace dans un train quasi vide. De la Terre à Andromède, nos héros s’arrêteront sur de nombreuses planètes.

Maetel et Tetsuro

Renoncer à son humanité ?

Galaxy Express se déroule dans le même univers d’Albator dont je vous ai déjà parlé. D’ailleurs Tetsuro et Maetel vont croiser Albator et Esmeraldas durant leur périple. D’ailleurs, Maetel et Esmeraldas sont soeurs. Si Albator se questionnait sur une peuple devenu tellement passif par la télévision qu’il ne réagit pas à une invasion extraterrestre, Galaxy Express 999 nous propose une réflexion sur ce qu’est l’humanité et les questions d’immortalité. Est-ce qu’on peut fair eplus dystopique que ça ? La question de l’humanité, c’est au coeur de toutes les fictions autour des androïdes comme Better than us ou Detroit.

Andromeda

Un vrai récit initiatique

Galaxy Express 999 va nous proposer deux choses. Tout d’abord, il s’agit d’une oeuvre initiatique pure puisque le jeune Tetsuro passe de l’enfance à l’âge adulte. Fuyant une planète qui a tué sa mère, il va tenter de réaliser son rêve à elle avant de se questionner, petit à petit, sur ce qu’il souhaite réellement. Chacune des planètes où le train s’arrête est l’occasion de faire des rencontres et donc de réfléchir à son projet. Car les androïdes ne sont pas forcément des gens charmants, cf le meurtre de sa mère, pour commencer. D’ailleurs, les androïdes sont souvent les méchants de service.

Le comte mécanique dans Galaxy Express

Un festival d’univers technologico-futuristes

Mais surtout Matsumoto nous propose mille univers décalé, entre sociétés ultra-technologiques ou, au contraires, planètes mourantes. Sans parler de la galaxie d’androïde aux designs tous plus fous les uns que les autres. Et si vous aimez les mégalopoles, vous allez adorer Galaxy Express 999 ! Déjà, l’histoire démarre à Tokyo Megalopolis, ça plante un décor. J’ai surtout lu Galaxy Express 999 même si cet article me donne une furieuse envie de récupérer l’animé pour m’y remettre. Même l’épisode sur Mars. Matsumoto offre une oeuvre dense qui ne peut faire que le bonheur des amoureux du futurisme, des technologie avec un petit côté steampunk. Mais au-delà de ces petits univers que l’on découvre au fur et à mesure des tomes du manga, on se rend compte que c’est une oeuvre profonde. 

Galaxy Express 999

Comme Albator, Matsumoto partage avec ses lecteurs son inquiétude pour la survie de l’humanité. Que la menace soit technologique ou extraterrestre, l’humain semble courir à sa perte avec élan. Tetsuro est l’archétype de l’Humain qui est prêt à renoncer à son corps pour atteindre l’immortalité. C’est en se confrontant à d’autres mondes que Testsuro va réfléchir à son humanité et douter de son envie d’abandonner son âme, finalement.

Bref, Galaxy Express 999, je recommande. Le manga pour sûr. L’anime, j’essaie de m’y remettre et je vous dis.

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