Les invisibles, une dystopie sans espoir ?

Dans la dystopie très graphique Les invisibles, l’humanité semble condamnée. Mais quelques uns refusent l’inéluctable et vont se battre.

Récemment, j’ai eu l’occasion d’échanger avec Ivan Derelierre sur Twitter et j’ai ainsi pu lire son livre “les Invisibles”, une dystopie très sombre. L’histoire d’une humanité qui survit comme elle peut dans un environnement désormais hostile. Voilà qui tranche bien avec la fausse utopie Community qui était bien sirupeuse. Les contrastes, j’adore. Mais de quoi ça parle précisément Les Invisibles ?

Les invisibles d'Ivan Derelierre

Une atmosphère oppressante

Nous sommes donc dans un futur très sombre où les villes sont littéralement asphyxiées par la pollution. Nous suivons le périple de Yann, un jeune homme de son temps qui va donc nous servir de lapin blanc durant ce roman. Il se débrouille comme il peut dans cette ville qui le contraint à vivre avec un masque à oxygène sur le nez pour ne pas mourir rapidement d’une maladie liée à la toxicité de l’air. L’oxygène est d’ailleurs devenue une denrée rare qui permet de soumettre la population. Car en plus de la pollution, c’est plus trop la fête de la démocratie, la ville est gérée par des Artis, des soldats dont les membres arrachés au fil des combats sont remplacés par des mécanismes. En fait, ce sont des anti-Terminator. Terminator, c’était une machine sous une peau humaine, là, ce sont des machines greffées sur des humains. 

Des soldats mécaniques

L’attaque des artis

Le roman commence donc dans cette atmosphère étouffante. Yann et son amie Divi survivent comme ils peuvent mais la ville subit de nombreuses attaques. Est-ce un coup des rebelles, un groupe dont on sait peu de choses si ce n’est qu’ils portent un tatouage de loup ? Hélas, Yann va découvrir que les attaques sont perpétrées par les Artis. Jusqu’au soir où sa maison est attaquée et Divi embarquée par une étrange méchant à la longue épée et aux cheveux blancs. Yann parvient à échapper au massacre et va se réfugier au sud de la ville, dans le labyrinthe. Son but : trouver de l’aide pour sauver Divi.

Ville dystopique

Un univers très graphique

A partir de là, nous allons donc découvrir quelques lieux emblématiques de cette ville assez mystérieuse avec une galerie de personnages assez hauts en couleur comme Petite, une jeune fille blonde aux pointes colorées qui se balade souvent avec des lunettes sur le front… Plus steampunk, tu meurs. Et c’est d’ailleurs ce qui m’a plu dans ce roman, on va pas se mentir. C’est résolument steampunk. C’est la nuit, ce sont les machines, des lieux improbables constitués de bric et de broc. Le labyrinthe peut évoquer le secteur 07 de Final Fantasy. Il y a un aspect très graphique dans ce roman, notamment avec les Halles Noires puis un autre lieu vers la fin du roman que je ne vais pas dévoiler. 

Manga steampunk

Un roman qui réunit des ingrédients dont je raffole

Alors du coup, je me suis posée une question : ai-je aimé ce roman parce qu’il utilise des ingrédients que j’aime vraiment et que je suis très sensible à ces atmosphères un peu steampunk et très graphiques ? Alors c’est possible mais justement, le fait que ça tape pile dans ce que j’adore me rend encore plus exigeante. D’autant que j’ai lu ce roman juste après Community que j’ai trouvé insipide et en même temps qu’un roman, En ville de Christian Oster, que j’ai trouvé si mal écrit que je l’ai pas fini, et L’anomalie de Hervé Le Tellier qui m’a fort déçue. Ici, le style est fluide et j’ai lu le roman avec plaisir. J’ai été un peu perplexe sur un twist vers la fin du roman mais finalement, je l’ai accepté.

Le secteur 07 de Final Fantasy

Je recommande !

Du coup, si vous aimez les dystopies bien noires, que vous avez envie de décors dignes d’une Gotham post-apo, de créatures cauchemardesques et d’une touche de Steampunk… foncez !

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